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"Le Joyau du Temps" (ch.2) Partie 2

 
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Nostera
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MessagePosté le: Ven 17 Juin - 21:33 (2011)    Sujet du message: "Le Joyau du Temps" (ch.2) Partie 2 Répondre en citant

Voici la deuxième partie du second chapitre...


J'espère que vous suivez encore, ça va très vite!


___________________________________________________________________________________________________________________


Il fila en direction de la classe optionnelle, et assista à la même scène :
- Mais c’est une option, je peux partir, normalement…
- Retournez immédiatement à votre place !
Klaus obéit de nouveau, et Simon profita de la porte entrouverte pour le suivre.Il s’assit à-côté de lui et prit 
son crayon. En l’observant, il lui vit une larme au coin de l’œil, comme une larme de douleur. Il dessinait, mais 
sa main se tordait d’une façon inquiétante. Un peu comme s’il dessinait depuis des heures sans s’arrêter…
- Klaus… ?


Klaus se tourna vers lui et haussa des épaules :
- Simon ? Qu’est-ce-que tu me veux ?
- Je suis parti il y a vingt minutes, mais tu n’as pas pu t’en aller, tu te souviens ?
- Je suis ici depuis cinq minutes, et je ne crois pas que tu m’aies parlé auparavant.
Simon sourcilla :
- Olga t’a quitté pour aller avec Louis, tu te souviens de ça ?
- Merci infiniment de me le rappeler. Fiche-moi la paix, j’aurais préféré que tu continues de ne pas m’adresser 
la parole, comme tu l’as toujours fait…


Simon secoua la tête, estomaqué : leur conversation n’avait donc jamais eu lieu pour lui ? Mais qu’est-ce-que cela 
voulait dire ? 
- Frau, je peux partir ?
- Oui, bien sûr, c’est une option, tout le monde peut s’en aller…
Klaus leva sa main endolorie :
- Je peux aussi ?
- NEIN !!! Vous, je vous ai déjà dit non !
Simon laissa Klaus prisonnier de la classe de dessin, n’y entendant toujours rien.


Il s’assit sur le banc, essayant en vain de réfléchir à la situation… Tout semblait se répéter devant lui, mais 
personne n’avait l’air de s’en apercevoir… 
- Allons, allons, les filles, il y aura assez de Louis pour tout le monde !
- Louis !
Il se releva du banc, traversant la nuée opaque des jeunes filles pour atteindre son ami :
- Louis, je te tiens ! 
- Simon ? Je croyais que tu ne voulais plus jamais entendre parler de moi ?
- Louis, il y a des choses étranges qui se passent ici !


Louis eut un rire moqueur :
- Tu veux parler du fait que j’ai la cote et pas toi ? Jaloux, va ! Si ça se trouve, c’est toi qui les repoussait, 
et maintenant que je suis tout seul, elles peuvent enfin m’aborder ! Allons, on y va les filles ! A la prochaine, 
trouble-fête !
Et la nuée s’éloigna sans que Simon n’ait pu ajouter un mot. Il retourna s’asseoir sous les fenêtres de la classe 
de mathématiques, se triturant les méninges…
WOUAHAHAHAHAHAAAAAAAAAAAAAAA !!!
- HEIN ?!?


Ce rire collectif… Il l’avait déjà entendu, c’était le même que…
- Musswartschuss ! Herr Musswartschuss, jeune EFFRONTE !
Simon se dressa pour voir à-travers la vitre :
- Allez immédiatement chez le DIRECTEUR ! Et vous AUSSI, Klügern !
Simon déglutit avec difficulté : il se voyait à sa propre place :
- Mais, Herr Musswartschuss, c’est lui qui a commencé à me parler !
- Il ne fallait pas lui REPONDRE ! Fichez-moi-le camp !


Il se rabaissa, le souffle court.


Là, c’était impossible. Il ne pouvait pas être là et dans la classe en même temps ! Il chercha en vain un moyen 
d’éclaircir ce mystère…
- Quelque chose ne va pas ?
C’était le surveillant. Simon sourit et acquiesça :
- Vous tombez vraiment bien ! Regardez par la fenêtre, et dites-moi ce que vous voyez !
Le surveillant haussa des épaules et observa. Il haussa de nouveau :
- Eh bien, il n’y a personne dans cette classe. 


Simon ouvrit des yeux ronds et regarda à son tour :
- Musswartschuss ! Herr Musswartschuss, jeune EFFRONTE !
Simon secoua la tête, effaré :
- Mais si ! Il y a toute une classe, là-dedans, et j’y suis aussi !
Le surveillant se gratta le haut du crâne et lui prit le bras :
- Je pense que nous allons voir le directeur, tu m’as l’air nerveux…
- Mais non ! Il faut m’écouter ! Il se passe des choses dans cette école !


Il l’emmena tout de même.


Arrivés à la porte du bureau, celle-ci s’ouvrit, laissant sortir…
- Il avait l’air parfaitement en forme, c’est bizarre qu’il ne nous ait pas eng…
Le Simon qui sortait du bureau se retourna vers Louis, l’air enragé :
- Tu veux savoir pourquoi il ne nous a pas remis à notre place, HEIN ?!?
Il défit les boutons de sa chemise pour lui montrer le diamant sur sa poitrine :
- C’est à-cause de ça ! 
- Le Diamant de Gertheros ! Tu le portes sur toi pour être sûr que personne ne le trouvera ! Tu es un véritable 
génie ! Je n’aurais pas pensé à ça !


Simon s’observait lui-même, sentant la rage monter en lui :
- Cette peste influe sur les pensées des gens et les rallie à la cause du porteur, voilà l’idée !
A ces mots, le diamant sur la poitrine de Simon vibra légèrement, et la vision des deux jeunes gens en pleine 
dispute s’évanouit. Simon secoua la tête :
- Eh bien, Klügern, vous allez bien ?
Il était assis sur le fauteuil en face du directeur, qui d’ailleurs semblait le regarder depuis quelques minutes. 


Simon ne sut vraiment s’il lui fallait acquiescer ou nier…
- Tu m’as l’air bien pâle… Tu n’as pas dormi, cette nuit ?
- Je… Je… Si, enfin, je veux dire… 
- Je n’y suis pas allé trop fort tout-à-l’heure, j’espère…
Simon haussa des sourcils :
- Tout-à-l’heure ?
- Oui, quand tu es venu avec Zimmerstein, il y a cinq minutes… Je me demandais pourquoi tu revenais seul d’ailleurs…


Seul ?


Il regarda autour de lui : le surveillant n’était pas là.
- On m’accompagnait, vous n’avez vu personne ?
- Non, personne… 
- Euh… Rien, rien…
Le directeur acquiesça et signa un papier :
- Je te renvoie chez toi, tu as besoin de repos… Tiens, voilà un bon de sortie pour toi.
- Mer… Merci…


Il quitta le bureau, plutôt soulagé de partir de l’école. Il songea, une fois les grilles passées, qu’il allait enfin 
pouvoir réfléchir, mais aussitôt qu’il fit un pas hors de l’enceinte, il entendit la cloche de fin de récréation sonner :
- Hein ? Mais c’est pas l’heure ?
Aussitôt, la cloche de début de récréation retentit. Et ainsi de suite toutes les cinq minutes, comme si le carillon 
était déréglé… 
- Je… Vaut mieux que je file d’ici !


Il courut le plus loin possible, jusqu’à ce que ses jambes ne le portent plus. Essoufflé, il ne put que tomber à genoux.
Il ne comprenait plus rien à tout ça. L’école toute entière avait l’air prise au piège dans une sorte de boucle temporelle… 
Une boucle de cinq minutes, apparemment… Il ne voyait qu’une explication à toute cette histoire :
- Le diamant… C’est toi qui provoque tout ce foin ! 
Il pestait contre le bijou à sa poitrine, allant même jusqu’à le cogner… Cependant il frappait directement sur son torse. 
Il ouvrit sa chemise et blêmit :
- Le diamant… Le diamant n’est plus là !


Pourtant, il n’avait pas pu le perdre… 


Conclusion : quelqu’un le lui a pris. Il retourna vers l’école, constatant que le carillon sonnait toujours aussi 
fréquemment. Une fois qu’il eut passé les grilles, le carillon cessa. 
- Bon, réfléchis un peu… Qui a bien pu te le prendre… ?
Deux personnes : le directeur et le surveillant. Les seules à avoir eu accès au diamant pendant un moment d’égarement 
de sa part. Mais pas le directeur, cependant… Il ne lui semblait pas…
- Je ne comprends pas… Je voulais le rendre à la police, et me revoilà ici…


Simon se tourna vers la classe de mathématiques : le surveillant se trouvait là, hagard. Il l’aborda, et le surveillant 
le pointa du doigt :
- Toi ! Tu portais le diamant sur toi ! Tu l’as donc volé ! Je vais te dénoncer et rapporter le diamant à la police ! 
Mais avant, tu vas m’expliquer pourquoi je me retrouve ici toutes les cinq minutes ! J’essaie de quitter l’école depuis 
une heure !
Simon, un peu dépassé, secoua la tête :
- Excusez-moi, mais il va de l’avenir du monde…


Il prit son élan et lui asséna un coup de poing si violent qu’il le fit tomber à terre. Il le fouilla et trouva le diamant 
dans une poche de son manteau. Il s’empressa de le remettre à son cou :
- Toi, je sais pas comment tu m’as volé mon diamant, mais c’est la dernière connerie que tu auras faite de ta v…
Il s’apprêtait à lui briser la nuque en abattant son pied, mais il s’arrêta… 


Bon sang, mais quelle mouche le piquait ? 


Il regarda le diamant qui vibrait. Il acquiesça :
- Bien sûr… Tu influences mon esprit, à moi aussi. Tu le rampes de pensées paranoïaques… Mais tu ne m’auras pas ! Je vais 
te ramener dans la caverne que tu n’aurais jamais dû quitter ! Je comprends maintenant pourquoi Weltz et Jellway se sont 
entre-tués !
Il fila de nouveau aussi loin que possible de l’école, tâchant de ne pas prêter attention à ce qui se passait autour 
de lui : il influençait le cours du temps partout où il allait. 


Il lui apparaissait évident que le diamant était la cause de ce bouleversement, mais il avait un plan.
- Vous ne pouvez pas entrer ici ! 
Simon dégaina le diamant :
- Désolé, mais le monde entier va plonger dans la folie si vous m’empêchez de passer.
- Je vous en prie, je fais un peu trop de zèle, veuillez entrer…
Simon entra dans la salle des archives, décidé à trouver les dossiers secrets de Weltz.


Il traçait la carte de terrain à chaque nouvelle exploration. Simon devait impérativement trouver la carte qui l’avait 
mené au Diamant de Gertheros. 
- Vous, là ! Aidez-moi à trouver le plan de la région tracé par Dwight K. Weltz lors de la quête du Diamant de Gertheros !
L’archiviste qui semblait très occupée acquiesça vivement :
- J’ai rangé ce dossier il y a quelques années, mais il me semble l’avoir mis…
Elle renversa toute une armoire et plongea dans les ouvrages. Elle sortit la main :
- ICI !!!


Simon se précipita vers elle pour la tirer du tas de livres :
- Il ne fallait pas vous donner ce mal, merci…
- Toujours heureuse d’être utile.
- Vous pouvez retourner à vos activités, merci infiniment…
___________________________________________________________________________________________________________________



Fin du chapitre 2. Rendez-vous demain pour le dernier chapitre!
_________________
Personne ne peut vivre à l'agonie... Personne...

(Saavedro, Myst III: Exile)


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MessagePosté le: Ven 17 Juin - 21:33 (2011)    Sujet du message: Publicité

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