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Fanfic sur Barclay... et quelqu'un d'autre (Part.1)

 
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Nostera
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MessagePosté le: Dim 24 Juil - 00:32 (2011)    Sujet du message: Fanfic sur Barclay... et quelqu'un d'autre (Part.1) Répondre en citant

 
- A quoi avons-nous affaire cette fois, Lieutenant Data ?
- Une station, monsieur. Qui  s’apparente à une ancienne colonie terrienne.
- Des signes de vie ?
- Je n’enregistre aucun signe de vie. D’après mes registres, il s’agissait d’une station orbitale. 
Probablement déviée de l’orbite de la planète en question.
 
Le Capitaine Jean-Luc Picard fit le tour de la console du Lieutenant Data pour m’aviser :
- Commandeur Barclay, vous lancerez le diagnostic complet de la station. Je tiens à savoir 
avant toute expédition ce qui l’a repoussée de l’orbite planétaire où elle se situait.
- B… Bien, monsieur, ce sera fait.
- Monsieur, il se peut que des substances dangereuses se trouvent à bord.
 
Le Capitaine tapota l’épaule du Lieutenant Data :
- Exact. Monsieur Worf, appliquez la quarantaine. Que rien n’entre ni ne sorte de l’Entreprise.
- A vos ordres, monsieur.
Les portes de la passerelle se refermèrent derrière moi.
- Un diagnostic sans tenter une approche…
 
C’était la première fois que je devais lancer une telle procédure, et j’ignorais comment j’allais 
bien pouvoir m’y prendre. Il ne me restait plus qu’à me reposer sur mon équipe…
- Enseigne Werm, lancez le diagnostic à distance aux coordonnées que je vais vous communiquer.
Werm se plaça aux consoles, prêt à cibler les coordonnées. Le temps de transférer, et la procédure 
pouvait commencer.
 
Je décidais alors de m’asseoir : la journée avait été épuisante. Ma présence sur la passerelle avait 
été requise pratiquement toutes les heures, et je n’avais eu aucun moment pour me reposer…
- J’ai ciblé la station à notre portée, Commandeur !
- Parfait… Lancez le diagnostic de détection des substances nocives.
Werm se remit à son travail.
 
Il n’y avait personne d’autre dans la salle des machines : c’était une journée de formation pour 
tout le personnel ingénieur, d’où mes multiples déplacements. Heureusement qu’on m’avait 
laissé au moins une personne pour me seconder.
- Aucune substance nocive détectée, Commandeur.
- Rien ? Démarrez le diagnostic des systèmes mécaniques pour connaître les dommages.
 
Werm acquiesça de nouveau et s’exécuta.
- Barclay à la passerelle : Aucune substance nocive détectée sur la station.
Bien reçu, continuez le diagnostic à distance. Picard terminé.
- Commandeur, les systèmes de navigation de la station sont complètement détruits, mais j’ai 
détecté d’autres systèmes qui sont, eux, parfaitement opérationnels.
 
En m’approchant, je le questionnais :
- Quelles sortes de systèmes ?
- Je l’ignore… Mais ils ressemblent un peu à des systèmes de survie…
- Vous voulez dire… Comme de la cryogénie ?
- Eh bien… Oui, ça ressemble, Commandeur… Que faire ?
 
Je me retournais pour réfléchir, un peu tendu : s’il y avait des hommes congelés là-dedans, 
que les systèmes de survie fonctionnaient encore à cent pour cent, cela voulait dire qu’il y 
avait peut-être encore des hommes en vie !
- Informez la passerelle de votre découverte, je vais pousser le diagnostic.
- Bien, Commandeur.
 
 
 
Tandis que Werm détaillait la vision des scanners, je m’attelais à la tâche, un peu perturbé : 
d’après toutes les données qui m’apparaissaient là, il était de plus en plus évident qu’on avait 
affaire à une station de cryogénie. Mais l’absence de signes de vie m’inquiétait. Les scanners 
pouvaient repérer les plus infimes signes de vie, même sans les décoder… Pourquoi rien ?
Bien reçu, Enseigne. Picard terminé.
 
Je me suis alors retourné pour partager mes nouvelles impressions avec Werm, mais il avait 
l’air totalement abattu.
- Quelque chose ne va pas, Enseigne Werm ?
- Pourquoi m’appelle-t-on encore « Enseigne » ? Pourquoi suis-je le seul qu’on colle tout le temps 
au boulot quand les autres s’amusent… ?
 
Je quittais le poste de contrôle pour me rapprocher de lui :
- Vous pensez qu’on vous met à part exprès ?
- Bien sûr que c’est exprès ! Je suis bétazoïde, et personne ne supporte les bétazoïdes !
- Mais c’est totalement faux ! Prenez le Conseiller Troy…
- C’est une femme.
 
Je me mordis la lèvre inférieure : touché.
- Ecoutez, Werm… Vous savez, j’ai moi-même été mis à part au début… On se moquait de moi…
- Pourquoi ?
- Ehm… J’étais un peu… Bizarre, selon eux. Mais j’ai changé, d’autant que le Commandeur 
Laforge avait décidé de me prendre sous son aile.
 
En me relevant, je lui tapotais l’épaule :
- Je vais faire la même chose avec vous, d’accord ?
- V… Vraiment ?
- Puisque je vous le dis ! Mais pour l’heure, nous avons du travail. Je devine qu’ils vont m’envoyer 
là-bas par navette avec un copilote, et vous savez quoi… ?
 
Je lui ai adressé un sourire :
- Puisque les autres ne sont pas là, c’est vous, Werm, qui allez venir avec moi.
- Pour vrai ?
- Ah, c’est autre chose que d’être ici… Et puisqu’il n’y aura personne en salle des machines, c’est un 
autre qui fera le boulot ennuyeux pour vous !
 
Je vis comme de la reconnaissance dans les yeux du jeune bétazoïde. Pour un être de son ethnie, 
j’avoue n’avoir encore jamais rencontré quelqu’un d’aussi timide et renfermé que lui… C’était un 
peu comme voir mon équivalent tout droit débarqué de Bétazed. Cela m’avait un peu angoissé, 
pour le coup, je n’avais jamais essayé de m’en rapprocher.
- Merci, Commandeur… Je voudrais… Vous dire quelque chose.
 
Et là, il fit quelque chose qu’il n’avait encore jamais fait :
« Vous êtes le premier à avoir pris du temps pour m’écouter. Depuis que je suis ici, j’ai l’impression 
que tout le monde m’ignore. Si vous voulez bien, je vais partager mes souvenirs avec vous… »
J’ai acquiescé, souriant :
« Et je veux bien partager les miens aussi. », ai-je pensé.
 
Werm eut un air plutôt indescriptible, sans doute partagé entre le respect de ma vie privée et la joie 
de voir la confiance que je lui accordais. Et pendant quelques minutes, nous avons échangé nos vies, 
nos mémoires, nos sensations… Et j’admets assez facilement qu’à quelques détails près, tout était 
parfaitement identique…
Passerelle à salle des machines ! Répondez !


Je sortis de la léthargie provoquée par l’échange surprenant que nous venions d’effectuer :
- Barclay à passerelle.
Où étiez-vous donc ? Nous essayons de vous joindre depuis un quart d’heure !
- Surement une défaillance des communicateurs, mentis-je. Quels sont vos ordres ?
Rendez-vous en salle d’embarquement. Une navette vous attend.
 
J’acquiesçais, jetant un regard à Werm :
- Je ne suis pas fait en copilotes en ce moment. Dois-je y aller seul ?
Prenez qui vous voulez avec vous. Vous avez carte blanche.
- Bien reçu. Terminé. Werm, je crois bien que ça sera vous et moi.
- Dites, Commandeur… Pour l’échange…
 
Il avait l’air désolé. Je lui souris :
- Eh bien quoi donc ?
- J’espère que je n’y suis pas allé trop fort… Comprenez, c’est la première fois que j’ouvre 
mon esprit et que je partage des pensées avec quelqu’un…
- Oui, ça explique pas mal de choses... Attendez ! La première fois de votre vie ?
 
Il opina lentement du chef. Vraiment, il me ressemblait de plus en plus.
- Bien, on n’a pas beaucoup de temps : on les a  suffisamment fait attendre. Venez !
Je l’entraînais avec moi vers la navette. Le Lieutenant Worf nous attendait, prêt à ouvrir :
- Tout est prêt, monsieur. Vous pouvez monter à bord.
- Merci, Worf. Allons, dépêchons…
 
Une fois aux commandes, je vis le sas béant devant moi, et l’espace qui nous tendait les bras :
- Vous êtes paré, Werm ?
Il confirma d’un signe de tête, et je pris le large. A notre gauche flottait la station à la dérive. 
Vraiment, je me demandais ce qu’on allait trouver là-dedans…
- Au fait, Werm. Etant donné le degré d’intimité entre nous, que diriez-vous de m’appeler Reg’ ?
 
Werm m’adressa un regard oblique, comme s’il n’y croyait pas :
- Vous m’appelleriez Elloran ?
Il le fallait bien : son prénom complet était impossible à mémoriser.
- Bien sûr, Elloran.
Je lui tendis les doigts, et il m’accorda une poignée de main un peu angoissée.
 
Ses pensées, ses sentiments, ses sensations m’habitaient encore. Elles semblaient m’appartenir 
d’autant plus qu’elles étaient si proches de ce que j’avais pu endurer moi-même. A cet instant 
précis, je savais qu’il n’arrivait pas à croire que son Supérieur fraternise à ce point avec lui.
- Ah, nous allons aborder la station. Préparez-vous, Elloran.
A ces mots, les machines stoppèrent pour éviter la collision.
 
Je me tournais vers le système de balayage :
- Nous allons tenter de trouver une entrée et forcer l’ordinateur de la station à ouvrir.
- Je suis entrain d’effectuer une recherche rapide : c’est de la vieille facture, je ne pense pas 
que l’ordinateur soit très évolué non plus…
- Vous avez raison. Cette bâtisse n’a pas l’air très récente… Je n’ai rien. Et vous ?
 
Aussitôt, j’eus la visualisation d’Elloran dans mon esprit.
- Ah, Elloran, soyez gentil de ne pas faire ça sans me prévenir.
- Faire quoi ?
- Vous ne venez pas de partager votre visuel avec moi ?
- Non… Attendez… Vous avez vu ce que j’ai vu ?
 
 
 
Je secouais la tête : non, un bétazoïde ne peut pas transmettre ses pensées sans s’en apercevoir… 
Concentrons-nous plutôt sur la porte.
- Montrez-moi où se situe votre entrée… ?
- Mais… Je ne vous ai pas dit que j’avais trouvé une entrée…
- Non, c’est vrai. Mais vous en avez une ?
 
Il acquiesça et me transféra les coordonnées… Juste au point précis où je l’avais « vue ».
- On va se rapprocher de là. Essayez de forcer l’ouverture.
- C’est déjà fait, Reg’…
- On peut dire que vous perdez pas de temps. Bon, engageons-nous là-dedans…
La navette passait tout juste, mais je réussis à ne pas lui faire d’égratignures.
 
Une fois la navette entièrement passée, je me tournais vers Elloran :
- Bien, maintenant, croyez que vous pouvez…
Le sas se referma derrière nous.
- Fermer la porte… ?
- Vous me l’avez demandé il y a dix minutes, Reg’. Vous êtes sûr que tout va bien ?
 
Je me pinçais l’arête du nez, sentant la migraine me prendre : non, je n’avais pas demandé 
la fermeture auparavant, j’en suis certain. Il y a forcément une explication.
- Bon, d’après les scanners, il règne une atmosphère terrestre. Nous allons sortir explorer.
J’ouvris le sas de la navette, et Elloran sortit avec le matériel.
- Ce n’est pas très grand, ici… C’était plus imposant vu de dehors…
 
En effet, c’était à-peine la moitié de la salle des machines. Il ne semblait y avoir qu’une annexe, 
sans doute le poste de pilotage qui avait permis la mise en orbite.
- Je vois des tubes pour la cryogénie, là-bas !
Je suivis Elloran jusque-là. Passant nos scanners, nous n’avions pas d’excellentes nouvelles.
- Aucun signe de vie. Sur aucun d’entre eux…
 
Dix existences potentielles, et rien… Je m’assis, défait, quand Elloran s’écria :
- Celui-ci est en vie !
Je me suis dépêché de le rejoindre au bout de la pièce :
- Comment va-t-il ?
- Eh bien… Je détecte des fonctions vitales dangereusement ralenties… Mais il vit.
 
Au moins un survivant. Je pouvais respirer.
- Parfait ! Définissons vite les paramètres de sauvegarde pour le maintenir dans cet état, Elloran : 
nous le ramenons avec nous !
- Vous rendez-vous compte, Reg’… Cette station doit dater des premiers lancers…
- Notre survivant doit en être un contemporain, c’est inespéré !
 
Nous parvînmes à charger le tube sans compromettre la conservation de son occupant. Une fois 
bien installés à bord, j’ordonnais à Elloran d’attendre :
- Barclay à Enterprise.
Ici le Capitaine Jean-Luc Picard. Votre rapport, monsieur Barclay.
- L’Enseigne Werm a trouvé un survivant. Il est en tube de cryogénie.
 
Mon communicateur grésilla :
Pouvez-vous le rapporter ?
- Je… J’ai pris la liberté de le charger à bord de la navette dans les meilleures conditions.
Bien reçu, rapportez le survivant. Picard terminé.
- Bon, on a le feu vert. Ouvrez la porte, Elloran.
_________________
Personne ne peut vivre à l'agonie... Personne...

(Saavedro, Myst III: Exile)


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MessagePosté le: Dim 24 Juil - 00:32 (2011)    Sujet du message: Publicité

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