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Fanfic sur Barclay... et quelqu'un d'autre (Part.2)

 
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Nostera
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MessagePosté le: Dim 24 Juil - 00:40 (2011)    Sujet du message: Fanfic sur Barclay... et quelqu'un d'autre (Part.2) Répondre en citant

 
Le sas nous laissa repartir, et Elloran referma derrière nous. Quant à moi, je me demandais 
ce qu’il pouvait bien se trouver dans ce tube…
- Nous approchons. Informez la passerelle que nous allons aborder le navire.
Quelques minutes plus tard, la navette passait de nouveau le bouclier, et déjà une équipe 
soignante nous attendait de pied ferme pour prendre en charge notre invité.
 
Même le Capitaine était là. Il m’aborda pour me serrer la main :
- Beau travail, monsieur Barclay. Votre rapport ?
- Eh bien… Q… Quand l’Enseigne Werm a découvert que la station possédait des systèmes 
de survie parfaitement opérants, nous avons pensé à la cryogénie…
- J’ai été informé du coup d’éclat de l’Enseigne.
 
Je me suis fermé :
- Il s’appelle Elloranarxuanirethramernian Werm. Et c’est lui, je pense, qui a le plus à dire 
au sujet de la station qui vous intéresse. Il semble très bien informé sur l’époque de facture 
de celle-ci, de plus, c’est lui qui a fait les découvertes majeures de cette mission, celle du 
survivant comprise.
- Bien, je m’entretiendrai donc avec l’Enseigne Ellorana… Werm.
Le Capitaine préféra partir, me laissant bras croisés sur la poitrine.
 
Elloran m’approcha, l’air stupéfait :
- Reg’… Vous… Vous avez réussi à citer mon prénom… En entier, d’un coup, sans vous tromper... 
Le simple fait que vous ayez essayé, même sans succès, m’aurait comblé, mais…
- C’est naturel. Vous méritez d’avoir votre article en-dehors des faits divers. Venez…
- Merci tout de même… Jamais je n’ai vu quelqu’un défendre mon honneur de la sorte.
 
Mais je n’avais rien à faire de ses remerciements : j’avais fait ce qui me semblait juste, et je 
n’ai pas l’habitude de m’approprier les succès d’un autre.
- Entre nous, Reg’… Vous n’êtes pas curieux de savoir ce qu’il y a là-dedans ?
- Pour être honnête, la question me démange depuis que vous m’avez dit que c’est en vie.
- Vous croyez que c’est une femme ou un homme ? Adulte ?
 
J’ai haussé des épaules :
- Comment le savoir…
- En tous cas, c’est un être vivant provenant de la Terre. Contemporain de la conquête spatiale.
- Vous avez l’air d’en savoir beaucoup…
- Je suis assez passionné par l’antiquité Terrienne.
 
Comme nous eûmes du temps pour se reposer, j’invitais Elloran dans mes quartiers pour qu’il 
me partage ses connaissances sur l’ère présumée de notre visiteur. Après vingt heures de 
connexion mentale absolue, je me sentis trop faible, et Elloran m’aida à m’allonger.
- Vous en savez tellement plus que les Terriens eux-mêmes… C’était passionnant.
- Merci, Reg’. Personne ne s’était intéressé à mes histoires jusqu’à-présent…
 
Je lui pris l’épaule, un peu tremblant :
- Vos intérêts sont les miens, maintenant. Si vous saviez quelle époque me passionne…
- Je vais vous laisser vous reposer. Même entre bétazoïdes, une connexion d’une telle intensité 
de cette longueur est dangereuse.
- Vous pouvez rester ici si vous voulez. Je vais seulement faire un petit…
 
… Au final, je dormis trois bonnes heures. A mon réveil, je me rendis compte qu’Elloran m’avait 
soigneusement bordé. Il y avait même une tasse de lait encore chaud sur ma table de chevet.
- Elloran ?
- Je suis là, Reg’.
- Ah, parfait… Personne ne m’a appelé ?
 
 
Je pris la tasse et but mon lait. Elloran me rapporta seulement la conférence qu’il avait dû donner 
en salle de réunion, et je sentais à la fréquence de sa voix que ç’avait été une terrible expérience 
pour lui. Je reposais la tasse vide et m’excusais :
- Je n’aurais pas dû vous envoyer seul en première ligne. Je ne sais que trop bien ce que c’est…
- Ils m’ont écouté au moins…
 
Je souris pour le mettre à l’aise :
- Bien sûr qu’ils vous ont écouté. Vous êtes intéressant.
L’on sonna à ma porte.
- Entrez ?
- Monsieur Werm ? Ah, Monsieur Barclay, nous vous cherchions !
 
Je tournais la tête vers le visiteur :
- Docteur Crusher ?
- C’est à-propos de l’être vivant que vous avez ramené…
- Il n’a pas résisté ?
- Oh si, si, il vient juste de se réveiller… Mais vous devez voir ça, vous ne le croiriez pas…
 
A-travers les couloirs, le Docteur Crusher m’exposa la technique :
- Les systèmes de survie pompaient trop pour alimenter des morts, vous avez eu le bon sens 
de le déconnecter juste à temps et utiliser les moteurs puissants de la navette pour alimenter 
le patient. Avant de pouvoir le sortir, il a fallu assurer la stabilité de son état, puis ramener 
progressivement ses fonctions vitales à la normale. Ensuite, il a fallu s’assurer qu’ouvrir 
le tube n’allait pas le tuer.
 
Nous arrivâmes près de l’infirmerie :
- Ensuite, le déconnecter du tube a été plutôt simple, et nous l’avons sorti de la glace. C’est là que…
- QUOI ?!
La porte de l’infirmerie venait d’ouvrir, et celui qui se tenait juste derrière…
- Mais c’est moi…
 
Trois infirmiers accouraient, l’air un peu sonnés :
- Revenez ici immédiatement ! Vous n’êtes pas autorisé à sortir !
- Salut ! Dites-donc, je vous connais, ou mon miroir m’a poursuivi ?
Il avait un véritable faciès d’extravagant. De plus, il ne semblait pas s’être aperçu qu’il était nu.
- Je… Je suis… Le Commandeur Reginald Barclay…
 
Il avança la main :
- Capitaine Henri Murdock, dit Looping !
Je voulus lui donner une poignée de main, mais il se retira en levant le pouce :
- Raté ! Ah-héhéhéhéééé !
- Docteur… Il est bizarre…
 
Les infirmiers s’emparèrent de « Looping » pour l’attacher à un lit.
- Cet homme a probablement subi un choc traumatique. Il ne semble pas se souvenir de comment 
il est arrivé dans ce tube. Mais l’exubérance affichée de son comportement est, elle, parfaitement 
naturelle, en réalité.
- Qui est-il, par-rapport à moi ?
 
Je pus m’approcher, comme ils l’avaient maîtrisé.
- Eh mon pote… T’es sûrement un cousin, tu peux pas leur dire que je suis déjà à l’hôpital des 
vétérans du Viet-Nãm, et que c’est inutile de me retenir ici ?
- L’Hôpital de quoi ?
- Maison de fous… Electrochocs… Militaires cinglés. Tu vois le tableau ?
 
 
Devant ma consternation, « Looping » souffla :
- Eh ben où j’ai atterri…
- Monsieur Murdock, puisque vous semblez calmé, j’ai quelque chose de très sérieux à vous dire.
- Oh nan, j’veux pas la cellule capitonnée… J’suis pas assez fou pour ça.
- Il ne s’agit pas de cela…
 
Le Docteur Crusher s’apprêtait sûrement à lui révéler « où il avait atterri ».
- Monsieur Murdock, vous êtes en ce moment au vingt-sixième siècle. Vous comprenez ça ?
« Looping » resta un instant interdit, regardant alternativement le Docteur et les autres. 
Puis il éclata de rire :
- Vous me faîtes marcher ! BON C’EST OK ! J’AI COMPRIS LA LECON, BARRACUDA !!!
 
Mais le Docteur insista, posant la main sur son épaule :
- Monsieur Murdock, c’est extrêmement sérieux. Vous avez survécu dans ce tube pendant des siècles 
pratiquement sans vieillir. Celui que vous appelez Barracuda est mort depuis longtemps.
Il parut soudain prendre l’information pour argent comptant :
- Mort… Et Futé ? Hannibal ?
 
Le Docteur Crusher acquiesça :
- Tous ceux que vous avez connus sont bien décédés, Monsieur Murdock. Plus aucun de vos 
contemporains n’existe depuis plusieurs siècles…
- Oh… Vous me faîtes marcher… Pitié, dites-moi que vous me faîtes marcher…
- Je regrette, Monsieur Murdock. Tout ceci est réel.
 
« Looping » eut un hoquet visiblement douloureux et cligna des yeux :
- Où suis-je ?
- Vous êtes à bord de l’Entreprise, un Vaisseau Spatial loin du système solaire. Mon Vaisseau.
Le Capitaine venait d’arriver.
- Ouah, je vois, vous êtes le grand manitou, ici. Ils peuvent pas me lâcher, siouplait ?
 
Le Capitaine fit un large mouvement, et on détacha « Looping ».
- Coopérez de votre mieux, et nous vous ferons bon accueil.
Ils se serrèrent la main :
- Docteur Crusher… Y a-t-il un lien entre notre invité et le Commandeur Barclay ?
- Il y en a un, c’est évident. Mais nous n’avons pas encore pu analyser son ADN.
 
Le Capitaine houspilla le Docteur :
- Pourquoi est-ce-si long ?
- C’est un fauve à l’état sauvage, Capitaine ! Vous n’avez pas idée de la force et de la vivacité 
qui sont les siennes !
- Eh bien il est parfaitement calme, maintenant.
 
Le Docteur avança une paire de ciseaux, mais « Looping » sauta aussitôt sur une table :
- Vous ne m’aurez pas ! Ouste !
- Monsieur Murdock, il ne s’agit que de vous prendre un simple cheveu, après vous serez libre…
- Un cheveu ? Oh, mais j’ai que ça ! Mais avant de vous prêter ma tignasse, juste une faveur.
- Je vous écoute…
 
Il ne voulait que ses vêtements. On réussit à les trouver par-hasard, dans un compartiment 
caché du tube où il avait séjourné. Etrange accoutrement, par ailleurs.
- Merci, je déteste être nu devant des médecins… Voilà un cheveu.
Il passa la main derrière sa nuque et tendit les doigts.
- Merci infiniment, Monsieur Murdock.
 


Je décidais tout naturellement de prendre « Looping » dans mes quartiers.
- Eh bien, je… Je pense que vous serez bien ici… Au fait, le Conseiller Troy va venir ici sous peu.
- Troy ? Conseiller ? Oh nan, vous avez pas encore des psys barbus et intéressés par tout ce qu’il 
peut se trouver de sexuellement affligeant dans votre caboch…
- Bonjour, Monsieur Murdock.
 
« Looping » ne bougeait plus, comme si Deanna l’avait figé.
- Vous vous sentez bien, Monsieur Murdock ?
- Eh… Eh ça alors… Vous… vouzzz… Zêtes... Ouah…
- Monsieur Murdock, vous venez d’apprendre la mort de tous vos amis et vos proches parents, 
votre traumatisme doit être inexprimable, en plus de comprendre où vous vous trouvez…
 
« Looping » acquiesça, l’air totalement happé par les paroles de Deanna :
- Voui-voui…
- Vous n’avez pas envie d’en parler un peu… Vous libérer ?
« Looping » sourit bizarrement :
- Je crois pas que j’ai besoin d’un psy… Mais la compagnie d’une dame aussi charmante…
 
Deanna leva les yeux vers moi :
- Je crois avoir déjà entendu ça quelque part… Je vais peut-être vous laisser, si vous avez besoin, 
vous pouvez toujours demander à Monsieur Barclay de m’appeler.
Et elle s’en alla. « Looping » trépignait, complètement fou :
- Elle est superbe ! C’est ça vos psys ? Ouhlà, il doit y avoir foule aux asiles !
 
Je tentais de le calmer :
- N’y pensez surtout pas. C’est le Conseiller, et vous êtes son patient. Elle ne voudra pas.
- Pff… Dommage, une si belle femme…
Il semblait avoir le cœur brisé :
- Ecoutez, c’est une vraie mauvaise idée. Moi aussi, j’ai voulu sortir avec elle.
 
« Looping » me dévisagea :
- Et alors ?
- Elle n’a accepté que parce que j’étais devenu l’être humain le plus intelligent du monde.
- Oooh… Et maintenant ?
- Je ne le suis plus, j’étais « programmé » par une sonde extra-terrestre.
 
L’on sonna à ma porte :
- Entrez ?
C’était le Docteur Crusher :
- Ah, Monsieur Murdock. J’ai une excellente nouvelle pour vous. Ecoutez, Monsieur Barclay…
Je prêtais oreille, curieux de savoir le fin mot de l’histoire.
 
Crusher se tourna vers « Looping » :
- Monsieur Murdock, nous avons établi avec certitude que vous avez toujours de la famille 
vivant dans notre siècle…
« Looping » sourcilla :
- De la famille ? Directe ?
 
Crusher acquiesça vivement.
- Quand pourrais-je les rencontrer ?
- Mais c’est déjà fait…
Elle le tourna vers moi :
- Monsieur Murdock, permettez-moi de vous présenter votre cinq fois arrière-petit-fils… 
_________________
Personne ne peut vivre à l'agonie... Personne...

(Saavedro, Myst III: Exile)


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MessagePosté le: Dim 24 Juil - 00:40 (2011)    Sujet du message: Publicité

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